L’avion perdu du pilat
C’est le samedi 7 Juin 2008 à 15h07 précise que cet avion de tourisme a fini sa course dans les arbres d’une forêt situé entre Le Bessat et La Valla en Gier, non loin de La Jasserie du Pilat.
À son bord, trois passagers, deux Anglais et un Belge, sont retrouvés, sains et saufs, après des heures de recherches.
Ils sont les Miraculés d’un crash ! Et 10 ans après, Michael Vernon, Laurence O’Toole, et Michel Boileau n’ont rien oublié de ce 7 juin 2008.
Quand ces aviateurs amateurs passionnés, partis d’Angleterre pour la Grèce, s’aperçoivent qu’ils volent trop bas pour dépasser le col de la Perdrix, dans le Pilat (Loire), ils décident de tenter un atterrisage forcé sur les sapins. Le pilote y parvient. Mais l’avion, un Tri Pacer, ne restera pas au sommet des arbres, il chutera et finira 20 mètres plus bas, dans un ruiseau.
« J’étais en communication avec Lyon qui ne recevant plus de nouvelles de nous s’est mis en contact avec Saint-Etienne. Après s’être extraits avec difficulté de l’avion, j’ai appelé le 999 sur mon téléphone portable. Une personne a immédiatement répondu et m’a mis en communication avec la gendarmerie », se souvient Michel Boileau, le passager belge
Les deux Anglais et le Belges resteront de longues minutes à attendre les secours. Un épais brouillard gène les recherches.
Si des riverains ont aperçu l’avion avant l’impact, impossible de le localiser.
Les pompiers de Saint-Chamond et des environs mènent les recherches, aidés par des bénévoles.
« Après quelques heures, un berger allemand s’est approché de nous, suivi par l’équipe de pointe civils et gendarmes.
Plus tard, le gros de l’équipe a trouvé difficile de nous localiser mais j’avais un sifflet dans ma trousse d’urgence qui les a aidé à nous trouver.
J’ai toujours ce sifflet attaché à mon trousseau de clés« , raconte l’aviateur belge
.
Près de 14 ans, jour pour jours après le crash d’un avion de tourisme dans le Pilat, l’épave de l’appareil a été enlevée par l’Association départementale des radioamateurs.
La carcasse est dans un endroit tenu secret
L’Adrasec 42 agit pour le compte de la Sécurité Civile, et plusieurs de ses membres se sont donc rendus sur le site du crash, géolocalisé à La Valla-en-Gier, début juin, pour faire enlever l’épave de l’avion.



